Régulièrement sur ce blog, je parle de Jack l'éventreur. On va dire qu'il fait parti des sujets qui me font choisir un livre si son nom apparaît sur la couverture ou au dos... Aussi quand j'ai vu ce livre  

retour-whitechapel

je n'ai évidemment pas pu m'emêcher de l'acheter pour la bibliothèque où je travaille et me suis précipitée dessus.

La présentation de l'ouvrage était alléchante : Michel Moatti, l'auteur, a vécu à Londres dans les années 1990. Pendant trois ans il a fait des recherches dans les archives victoriennes et il est membre de la Whitechapel Society de Londres. Donc l'ouvrage, présenté comme un roman, devait être bien documenté. De plus le point de vue de départ choisi par l'auteur était original : En 1941, Amelia Pritlowe, infirmière dans un hôpital de Londres, régulièrement bombardée par l'aviation allemande, reçoit une lettre posthume de son père qui lui apprend qu'elle est la fille de Mary Jane Kelly, la dernière victime de Jack l'éventreur, la plus atrocement mutilée, retrouvée depecée dans sa chambre. 
Amelia va rejoindre une société de "ripperologues" pour tenter de découvrir l'assassin de sa mère...

Le roman intercale avec adresse l'histoire d'Amelia et les récits des dernières heures des victimes de l'éventreur. L'auteur parvient à nous faire ressentir la pauvreté et la crasse de ce quartier Whitechapel / Spitalfields de façon saisissante. Amelia va réussir sa quête. Je ne révèlerai évidemment pas les conclusions de l'auteur, qui se rapprochent néanmoins de celles de Patricia Cornwell, sans les rejoindre totalement....

Un ouvrage à lire donc pour une nouvelle théorie sur la personnalité de Jack et une reconstitution de l'atmosphère victorienne de ce quartier de Londres...

 Et pour finir une photo d'une partie de ma collection consacrée à ce sujet...

jack