L'écossais du mois de février pour le Challenge Un an en Ecosse organisé par Cryssilda était Sir Arthur Conan Doyle.

ecosse

Evidemment on pense aussitôt à Sherlock Holmes, et nous avons d'ailleurs profité des vacances de printemps pour passer quelques jours à Londres, avec la ferme intention de visiter l'exposition qui lui est consacrée au Museum of London. L'exposition se termine le 12 avril prochain.

Dès l'arrivée au Musée nous sommes accueillies par les fameux " hommes dansants " de la nouvelle éponyme.

hommes-dansants

L'exposition s'ouvre sur un mur de vidéos, présentant les multiples incarnations du personnage. J'ai découvert à cette occasion que Tom Baker, le quatrième Doctor Who, avait joué le rôle dans une version très classique du Chien des Baskervilles(On  trouve facilement les 4 épisodes de cette mini série de la BBC sur You tube. ) Les photos étaient interdites dans l'expo, mais comme j'ai cru que c'était uniquement l'usage du flash, j'en ai malgré tout pris quelques unes (sans flash donc ^^).

L'exposition présente la vie de Conan Doyle, le Londres de l'époque, des cartes, des tableaux. Après avoir passé symboliquement la porte du 221b Baker street

221b

on se met dans la peau du personnage

sherlock

et on découvre les objets familiers, des silhouettes. Il y a même le manteau de Benedict !!

coat

Cette expo complète à merveille la visite du Musée Sherlock Holmes que nous avions faite il y a quelques années.

fees-parmi-nous

Cependant, j'ai volontairement choisi de ne pas relire Sherlock Holmes pour ce challenge, mais un ouvrage moins connu, paru en 1922 et traduit en français en 1997 seulement,  Les Fées sont parmi nous. 
Conan Doyle a connu plusieurs deuils dans son proche entourage (sa première femme, son fils aîné, ses deux beau-frères), qui l'ont amené à s'interroger sur l'au-delà et à s'intéresser au spiritisme, dont il était un fervent défenseur. Alors qu'il recueillait des témoignages d'apparitions d'esprits de la nature, survint l'affaire des Fées de Cottingley. Elsie et Frances, deux cousines âgées de 10 et 16 ans, affirment avoir vu des fées lors de leurs promenades dans les bois proches de leur domicile. Comme leur entourage met en doute leurs récits, elles empruntent un appareil photo et rapportent des plaques photographiques sur lesquelles apparaissent des fées et même un gnome. (les photos sont à voir ici )

Par l'entremise d'Edward Lewis Gardner, fondateur d'une société théosophicale et persuadé de l'existence du peuple de la nature, Conan Doyle a accès aux originaux des photographies. Pour lui, il n'y a aucun doute, les photos sont authentiques et sont une preuve de l'existence des fées. L'ouvrage nous présente les images et le récit de leur capture, avec de nombreux détails. Conan Doyle explique comment il a eu accès à ces clichés. Il ajoute le récit de témoins ayant fait de telles rencontres, tous sont parfaitement dignes de foi selon lui,  et si les descriptions peuvent parfois différer c'est qu'il existe plusieurs races dans ce monde, perceptibles essentiellement par des enfants ou des personnes clairvoyantes, qui ont le don de voir l'invisible.

Pour clore le livre et convaincre les derniers sceptiques, Conan Doyle ajoute un texte de Gardner, qui explique de façon très sérieuse, que ces fées, lutins et gnomes ne sont visibles que par des médium et que leur corps est composé de gaz et de particules légères, qui peuvent se dissoudre et s'évaporer en cas de danger. Ces esprits de la nature n'ont pas une vie comme la nôtre, peuvent se régénerer et leur but est de s'occuper de la nature. C'est grâce à eux que nous trouvons des fleurs dans les bois, et les jardins des personnes bienveillantes pour les fées seront toujours mieux entretenus que les autres... Gardner nous décrit les différentes espèces, qui varient en taille et en couleurs selon l'environnement.

En 1983, Elsie, alors âgée de plus de quatre-vingts ans, avoue la mystification. Avec sa cousine, elle a découpé des silhouettes de fées dans des magazines, puis elles ont ajoutés quelques détails et les ont fixées dans l'herbe à l'aide d'épingles à chapeaux, avant de prendre les photos. Mais elle persiste à affirmer que les fées existaient bien et qu'elles en ont rencontrées. Afin de ne pas faire de peine à messieurs Gardner et Doyle, elles s'étaient promis de ne pas dévoiler la vérité de leur vivant.

Ce qui m'a le plus surpris, ce n'est pas tant les photographies ou les récits des témoins, mais bien la classification si précise de Garner et ses conclusions aussi péremptoires que pour n'importe quelle étude scientifique...

 

fées