J'avais beaucoup aimé La Dame en noir du même auteur, alors je n'ai pas hésité à me plonger dans La Main de la nuit. On retrouve le même pitch de départ, ou presque,  un homme envoyé pour son travail dans un endroit mystérieux, qui fait une rencontre surnaturelle.

Si dans La dame en noir le héros était un notaire chargé d'aller régler une succession, nous avons ici affaire à un bouquiniste, Adam Snow, spécialisé dans les livres rares et anciens. Alors qu'il retourne à Londres, après avoir rendu visite à un client, il se perd et se retrouve soudain en pleine campagne, devant une maison et un vaste jardin mal entretenu. Comme il espère malgré tout y trouver de l'aide pour rejoindre la route, il entre et alors qu'il se retrouve dans le jardin, une petite main d'enfant se glisse dans la sienne. Mais l'enfant est invisible. Loin de l'effrayer, cette apparition lui semble bienveillante et Adam va tenter de se renseigner sur cette propriété.

Il va découvrir que cette maison a été autrefois célèbre par ses jardins, que le public venait visiter. Il apprendra aussi qu'un jeune enfant s'est noyé dans un des bassins, et il ne fait aucun doute pour lui, qu'il s'agit de la présence qu'il a ressenti. Pris par son métier, qui l'emporte aux quatre coins du monde, il n'a pas l'occasion d'y retourner tout de suite, mais il ressentira à nouveau la petite main, beaucoup moins amicale, en France, dans un monastère, où il est allé négocier l'achat d'un Premier Folio de Shakespeare.

Finalement il retournera dans la propriété et découvrira qu'il est lié à ce jardin, d'une manière assez particulière...

Evidemment je ne raconterai pas la fin, qu'on devine quelque peu en s'approchant du dénouement.

***

Comme je suis fan des histoires de fantômes et maisons hantées, j'ai beaucoup aimé ce roman, vite lu, même si je reproche quelques problèmes de traduction. Deux en particulier m'ont interpellée.

" ... Fergus McCreedy, l'un des principaux responsables de la Bodleian Library..." sans être une spécialiste d'Oxford, j'ai régulièrement lu (dans Le livre perdu des sortilèges, par exemple) et entendu dans des films ou feuilletons britanniques (Inspecteur Morse, et autres Crimes à Oxford) parler de la Bibliothèque Bodléienne...

Il enseignait dans une école de garçons privée ".... heu, comment dire, là ce n'est même plus de la culture, juste une règle d'accord des noms et de leur adjectif en français...

En dehors de celà, un bon livre fantastique, même si j'ai davantage été impressionnée par La Dame en noir.

 

main-nuit