Deuxième volume de la Trilogie du Cimetière des livres oubliés de Carlos Ruiz Zafon. Il en est en fait une préquelle.

  J'avais adoré L'Ombre du vent, découvert cet été avant notre séjour à Barcelone. Nous retrouvons dans ce volume la librairie Sempere & fils, mais tenue par le grand-père de Daniel. Celui-ci recueille un jour un jeune garçon, David Martin, qui adore les livres, battu par son père s'il découvre un livre à la maison. David perd son père très jeune, assassiné dans la rue. Il trouve un petit boulot dans un journal et un soir le rédacteur en chef, qui a appris qu'il écrivait, lui propose de publier une de ses histoires, pour pallier le manque d'un article en dernière page. Peu à peu, ses histoires, mi-policières, mi-fantastiques, qui racontent les bas-fonds de Barcelone " la Ville des maudits" , lui apportent un certains succès. Vidal lui même, le journaliste vedette du journal, s'intéresse à lui. Il fait la connaissance de Cristina, la fille de son chauffeur, dont il tombe amoureux. Cristina, qui sert de secrétaire à Vidal, demande à David de l'aider à corriger les textes de son patron.

  Un jour, il reçoit la visite d'un mystérieux éditeur parisien, Andreas Corelli, qui lui propose de travailler pour lui. Les éditions avec lesquelles David était sous contrat sont victimes d'un incendie et David se retrouve libre d'écrire pour son propre compte. Pendant un an David écrit "Les Pas dans le ciel", installé, grace à l'argent de Corelli, dans une grande demeure étrange et sombre, dont il ne sort presque pas. Il apprend le mariage de Vidal et Cristina et s'étiole peu à peu. Mais alors qu'il est presque mourant, le "patron" lui propose d'écrire pour lui, un livre qui poserait les bases d'une nouvelle religion.

  Dès lors, sa santé s'améliore miraculeusement, mais le monde autour de lui semble devenir inquiétant. La police le soupçonne d'avoir mis le feu à la maison d'édition, il engage Isabella, la fille de l'épicier voisin, qui rêve d'écriture, pour lui servir de secrétaire et la présente aux Sempere. Petit à petit, il se demande s'il a bien fait d'accepter la proposition de Corelli, qu'il commence à considérer comme le diable en personne...

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J'avais adoré l'Ombre du vent, que j'avais trouvé originale et  qui donnait envie de se perdre dans les rues de Barcelone, sur le pas des personnages. Ici, on découvre une ville sombre, inhospitalière, maudite, aux maisons labyrinthiques, des jeunes femmes à la fois fortes et soumises. En écoutant ce second volume (oui, j'ai fait une fois encore ma feignasse, et ne me suis pas sentie le courage, ni le temps, de lire les 536 pages du roman) je me disais que cet auteur est complètement barré et a une imagination qui défie l'entendement. Mais je me suis, encore une fois, laissée happer par cette écriture si particulière et par la voix si expressive de Frédéric Meaux.

Je vais maintenant découvrir le troisième volet de cette  trilogie : Le Prisonnier du ciel, où nous retrouvons Daniel Sempere, Fermin et David Martin...

 

jeu-ange