jane-renar&moi

Fanny Britt (à gauche) et Isabelle Arsenault (à droite)

Dans le cadre du Challenge Brontë, une lecture rapide d'un album de bande dessinée québécoise, où la lecture de Jane Eyre, n'est qu'une façon pour l'héroïne de s'évader de la réalité.

La jeune Hélène se trouve un peu trop grosse et ses camarades d'école se moquent d'elle : graffitis, ricanements, mise à l'écart, rien ne lui est épargné.

Afin d'oublier ses soucis, elle se réfugie dans Jane Eyre, à qui elle se compare, même si " Jane Eyre a beau être orpheline, laide, battue, seule et abandonnée, elle n'a pas, n'a jamais été, ne sera jamais une grosse saucisse."

Hélène espère qu'en grandissant sa vie, comme celle de Jane Eyre, s'améliorera et qu'elle ne sera plus harcelée. Mais voilà qu'elle doit partir avec sa classe quatre jours en camping. Elle se retrouve dans la tente des esseulées, jusqu'au moment où sa rencontre avec Géraldine va changer certaines choses...

L'album se lit très rapidement malgré ses 100 pages. Les illustrations sont épurées. Elles sont au crayon noir estompé lorsqu'il s'agit de la vie quotidienne d'Hélène, mais passent à la couleur lorsqu'elle se réfugie dans Jane Eyre. La couleur revient peu à peu, à la fin du livre, lorsque son quotidien s'améliore.

Même si l'histoire de Jane Eyre n'est présente qu'à titre anecdotique, j'ai bien aimé le fait qu'une jeune québécoise du 20ème siècle se reconnaisse dans ce livre. Une histoire sur un sujet grave - le harcèlement, de plus en plus fréquent - traité de façon pudique et poétique.

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