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Après avoir visionné des versions plus ou moins réussies du roman d'Emily Brontë, Les Hauts de Hurlevent, j'ai trouvé à la bibliothèque une adaptation française de Jacques Rivette, datée de 1985.

Rivette a transposé l'action dans le sud de la France au débuts des années 1930. Catherine et Hindley Earnshaw, deviennent Catherine et Guillaume Sennevier. Heathcliff est renommé Roch. Edgar et Isabella Linton quant à eux sont Olivier et Isabelle Lindon.

Le film, qui annonce, contrairement aux autres, être inspiré par les premiers chapitres du roman, démarre six mois après la mort du père de Catherine et Guillaume. Roch est rabaissé au rang de garçon de ferme par Guillaume, même si Catherine le défend régulièrement. Roch et Catherine se promènent souvent dans la garrigue, un jour qu'ils observent Isabelle et Olivier jouer au tennis, le pied de Catherine est coincé dans un piège à loup et Olivier la recueille chez eux pour la soigner.

Comme dans le roman d'Emily Brontë, lorsqu'elle revient, au bout de trois semaines, elle est transformée et se met à fréquenter assidûment les Lindon. Lorsqu'elle avoue à la servante, Hélène qu'elle va épouser Olivier, Roch s'enfuit. Le film reprend ensuite trois ans plus tard. Olivier et Catherine sont mariés, quand Roch se présente chez eux. On ne saura évidemment pas ce qui s'est passé pendant ce temps, mais il est devenu riche et élégant. Il fréquente activement Catherine, se moque d'Olivier, qu'il défie et paye les dettes de Guillaume, afin de se venger de lui, en lui imposant sa présence. Isabelle va quitter la maison de son frère pour rejoindre Roch qui la repousse... Le film se termine après la mort de Catherine. 

 

Disons-le franchement, au bout de dix minutes je m'ennuyais fortement et j'ai eu l'impression de regarder un film psychologique joué par des comédiens amateurs qui n'exprimaient rien. En effet je n'ai pas ressenti la passion, ni amoureuse, ni haineuse entre les personnages. Bien que Rivette ait régulièrement "semé" des citations de l'oeuvre originale (Roch qui se targue d'aimer être sale, le serviteur Joseph qui cite la Bible, la branche de l'arbre qui tape au carreau après la mort de Catherine...), je n'ai pas reconnu les personnages d'Emily Brontë. 

Catherine ressemble davantage à une petite bourgeoise désabusée, Roch à un sale gamin et Olivier à un pleutre. Finalement Guillaume est beaucoup moins déchu que dans le roman, même s'il boit et perd son argent au jeu... Comme je n'attendais pas grand chose de ce film, je ne parlerai pas de déception, mais j'ai eu l'impression de perdre mon temps... heureusement que j'occupe mes doigts en brodant en même temps.

 

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Catherine et Roch                                   Guillaume

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Olivier et Catherine