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Je continue mon exploration des adaptations d'Oscar Wilde au cinéma, avec un film britannique de 1947. Certaines pièce de Wilde s'apparentent à du théâtre dit "de boulevard". C'est le cas pour Un mari idéal, dont une adaptation française a été diffusé dans le cadre de l'émission Au théâtre ce soir...

Ici il ne s'agit pas de filmer une représentation théâtrale, mais bien d'une adaptation de la pièce pour le cinéma. On y retrouve les archétypes du théâtre de Wilde, des personnages de la haute société londonnienne, dont certains ont un passé un peu honteux, des dandies oisifs qui passent leurs journées à monter à cheval et leurs soirées à l'Opéra ou dans des réceptions mondaines.

Lord et Lady Chiltern font partie de cette société. Sir Robert Chiltern est un homme politique intègre et respecté de tous. Sa femme voit en lui le "mari idéal". Mais voilà que se présente Mrs Cheveley, qui était en pension avec Lady Chiltern et menace de divulguer une lettre compromettante quant à l'origine de la fortune de Lord Chiltern, s'il refuse de l'aider dans la réalisation d'une escroquerie. 

Il ferait tout pour que son épouse ne l'apprenne pas et s'en ouvre à son meilleur ami Lord Goring. Celui-ci va tenter de l'aider.

Le film suit les rebondissements de la pièce, Mrs Cheveley va-t-elle parvenir à ses fins ? Comment va réagir Lady Cheveley en apprenant que son mari n'est pas celui qu'elle croyait ? Et les scrupules de Lord Cheveley l'empêcheront-ils de sombrer à nouveau ? Et surtout, Lord Goring va-t-il finir par se marier, comme son père le presse tout au long du film ?

Le scénario est enlevé, les décors et costumes sont somptueux, mais surtout les dialogues, truffés de paradoxes et d'aphorismes restent fidèles à l'écriture d'Oscar Wilde. Le sujet principal du film (de la pièce) reste néanmoins le mariage et les rapports entre les hommes et les femmes.