ocasey enfance-irlandaise 
Voici donc l'avant-dernier auteur de mon Irish Challenge. J'avoue que je ne le connaissais pas et j'ai eu un peu de mal à trouver ses oeuvres. Il a écrit essentiellement du théâtre et  ce n'est pas le genre littéraire que je préfère lire. Je me suis donc tournée vers son autobiographie. Elle est composée de six volumes et je me suis contentée, par manque de temps, du premier Je frappe à la porte. 

Ce premier volet nous raconte la naissance et l'enfance du jeune Johnny Casside (il est né John Casey). Ses parents, protestants et très attachés à la reine Victoria, ont perdu avant lui deux autres garçons prénommés Johnny... Il sera le troisième.

Ses frères et soeurs sont pratiquement majeurs et vont bientôt quitter la maison, l'une pour se marier avec un militaire et échapper ainsi à son métier d'institutrice, deux autres vont s'engager dans l'armée. Le dernier laisse un peu d'argent à la maison, avant de dépenser le reste au pub.

Johnny a de graves problèmes aux yeux, qui l'empêche de fréquenter l'école de façon régulière. Sa mère, malgré la misère, protège son fils comme elle le peut. C'est encore plus difficile après la mort du père, Johnny est âgé de six ans. Le père, ouvrier, était resté paralysé après une chute sur un chantier et lisait beaucoup.

Après le décès du père, le pasteur insiste pour que Johnny aille à l'école, contrairement à l'avis des médecins, qui préconisent du repos, peu de lumière et un bandeau sur l'oeil malade. La mère cède, car elle a peur du pasteur. Un jour Johnny revient de l'école, fouetté par le maître, un écclésiastique qui profite de la faiblesse de l'enfant pour faire un exemple, alors que les coupables sont pardonnés, car fils de notables. Sa mère se rebelle alors et décide que l'enfant restera désormais à la maison...

J'ai beaucoup aimé le style de O'Casey, les répétitions qui scandent le texte comme des rimes et l'emphase de certains récits. A travers sa propre histoire, on découvre l'opposition violente entre catholiques et protestants à Dublin à la fin du règne de Victoria., les prémices de la révolte des fenians (nationalistes irlandais) et la misère des quartiers pauvres. 

Par manque de temps, je n'ai pas lu le second volet de cette Enfance irlandaise, qui débute à la mort de Parnell, mais j'espère un jour y revenir car je suis curieuse de connaître la suite de son histoire...