yeats yeats-crépuscule

Dernier ouvrage de mon Challenge Irish Writers, avec William Butler Yeats, qui a contribué à la fin du XIXème siècle au renouveau de la littérature irlandaise et a remis la celtitude au goût du jour... J'ai rencontré Yeats en lisant Synge. J'ai retrouvé sa trace au Musée des écrivains irlandais et la National Gallery de Dublin, par les portraits réalisés par son frère. 

D'après la présentation que j'en avais lue, je pensais que Le Crépuscule celtique était un recueil de contes et légendes gaéliques, à la manière des contes des frères Grimm ou de Perrault. Il s'agit plus de petits articles, certains d'à peine une page, sur les superstitions et les croyances des irlandais., à la manière des Histoires de fantômes de Dickens.  

Ainsi Yeats nous présente des témoignages d'hommes et de femmes qui ont rencontré des personnages issus du "petit peuple" des fées et lutins, nous parle de médiums et de bardes raconteurs de légendes. Il présente des lieux magiques où se déroulent des aventures extraordinaires. Les histoires elles-même sont peu développées, on y rencontre des sorcières, des fées, des diables, des banshee et des gobelins. 

Yeats, comme Dickens, affirme avoir eu affaire à plusieurs reprises à des visions éveillées, rencontré des femmes mystérieuses et entendu des sons inexpliqués. Il fait un parrallèle avec les légendes écossaises, mais explique que si les irlandais sont plutôt respectueux des esprits, les écossais, au contraire, les malmènent et tentent de les éliminer. De ce fait les fantômes écossais sont beaucoup plus maléfiques que les créatures irlandaises.

Il faut attendre la toute fin de l'ouvrage pour avoir une histoire complète (une quinzaine de pages). On y retrouve beaucoup de stéréotypes des contes traditionnels : la reine qui veut un fils, l'élément magique (un poisson pêché dans un endroit particulier) qui lui permettra de réaliser son rêve. Comme la cuisinière s'est léché les doigts elle tombe enceinte aussi et deux fils, qui se ressemblent comme des jumeaux naissent. Ils sont envoyés ensemble pour faire leur éducation et à leur retour la reine renvoie le fils de la cuisinière. Il va lui arriver des aventures "classiques", au cours desquelles il récupérera des élèments magique (épée, cape, chaussures). Il se battera avec des géants, épousera une princesse, qui le reconnaîtra grâce à la chaussure qu'il a perdu en s'enfuyant façon Cendrillon.

Malheureusement un cerf magique le conduira tout droit dans un piège : la mère des géants qu'il a tués. Celle-ci le vainct et le métamorphose en caillou. Son "frère" jumeau, alerté par l'eau du puits qui s'est transformée en sang, suivra ses traces et après avoir triomphé des mêmes épreuves (et  avoir couché avec la princesse qui l'a pris pour son époux) brisera la malédiction...

Le côté hétéroclite du livre m'a un peu laissée sur ma faim et je pense que j'apprendrai davantage sur les contes et légendes irlandaises en lisant l'ouvrage que j'ai rapporté de Dublin cet été 

irish-legends