dorian-gray-Il y a quelque temps j'avais visionné le Portrait de Dorian Gray dans la version de Albert Lewin, daté de 1945. Je m'étais promis de le comparer avec la version plus récente d'Oliver Parker. C'est chose faite.

J'avoue avoir été dès le début assez dubitative quant à l'adaptation du roman, qui est loin d'être fidèle. Plusieurs changements dans l'histoire, sans forcément d'intérêt particulier : Dorian rencontre Lord Henry dans une soirée et non pas lors de sa séance de pose pour son portrait, Basil expose le portrait alors que, dans le roman,  dès le dernier coup de pinceau posé, il refuse de le montrer, de peur de trahir sa trop grande passion pour le modèle. De même le corps de Basil est retrouvé dans la Tamise, alors que Dorian Gray le fait disparaître avec de l'acide. Le frère de Sibyl est tué dans les souterrains du métro et non d'un accident de chasse et même la destruction du tableau est différente puisqu'il est détruit par le feu...

Malgré toutes ces modifications, le fond de l'histoire est conservée. Certains vices du héros sont peut-être un peu trop détaillés. Colin Firth dans le rôle de Lord Henry est un parfait gentleman, presque pas assez cynique et qui regrette cruellement le monstre qu'il a fabriqué, à la manière d'un Frankenstein...
Le film a le mérite d'exister et de continuer à faire vivre l'oeuvre d'Oscar Wilde, mais je n'ai décidément pas aimé la fin, qui trahi un peu l'esprit du livre.

portrait-avant

portrait-après