l-etrangleur-d-edimbourg Parce que je vais prochainement passer quelques jours à Edimbourg et que j’aime emporter avec moi un roman qui se passe dans la ville, ou d’un auteur natif, j’ai choisi La colline des chagrins de Ian Rankin. Puis je me suis rendue compte qu’il s’agissait de la douzième enquête de la série Inspecteur Rebus, j’ai donc voulu faire connaissance avec le personnage en commençant par le début. Et j’ai entamé L’Etrangleur d’Edimbourg

John Rebus  est un flic écossais au lourd passé. Un temps militaire dans le SAS ( Special  Air Service), l’un des corps les plus exigeants et duquel il a donné sa démission, avant de postuler dans la police. Divorcé, il voit régulièrement sa fille Samantha, 13 ans. L’armée l’a laissé torturé, dépressif, amer. Ses relations avec les femmes sont compliquées, de même qu’avec ses collègues.

Deux petites filles sont retrouvées assassinées et toute l’équipe de la police d’Edimbourg est sur les rangs. Rebus et l’un de ses collègues sont chargés d’enquêter auprès du voisinage et de dépouiller les archives en quête d’indices. En parallèle Rebus reçoit des lettres anonymes. Les meurtres seraient-ils liés à quelqu’un de son passé ?

J’espérais découvrir la ville d’Edimbourg au fil de l’enquête et j’ai été un peu déçue, car les quartiers où se passent l’intrigue ne sont pas les quartiers touristiques. Mais c’est une façon aussi de voir le côté sombre de la ville… Rebus  voit le double visage de la ville, les beaux quartiers pour les touristes et la misère et le crime cachés dans les ruelles sombres.  Un peu à l’image du roman de Stevenson, lui-même natif d’Edimbourg…

« John Rebus parcourait la jungle de la ville, une jungle que les touristes ne voient jamais, trop occupés à mitrailler les temples dorés du passé. Edimbourg était une ville d’apparence ; le crime n’y était pas moins présent, tout juste plus difficile à repérer. Edimbourg était schizophrène, la ville de Jekyll et Hyde, bien entendu, mais aussi celle de Deacon Brodie*, des manteaux de fourrure sans petite culotte, comme on disait à Glasgow. »

J’ai quand même découvert le sous-sol de la ville. Celui que nous devrions visiter avec le Real Mary Kings close.
« Rebus était ébahi. Il avait sous les yeux tout un pan du vieil Edimbourg, intact et préservé. […           ]. Sous l’hôtel de ville, on dit qu’il reste des rues entières de la vieille ville. On a construit directement par-dessus, sans s’embêter. Des rues entières, avec les boutiques, les maisons, la chaussée. Et tout ça date de plusieurs centaines d’années… […] Il se disait qu’on ne pouvait pas se fier à ce qu’on croyait savoir. Il était possible de marcher au-dessus d’une autre réalité sans jamais la croiser. »

J'ai beaucoup aimé ce premier volume et je suis impatiente de retrouver Rebus dans de nouvelles aventures...

*William Brodie (28 septembre 1741 – 1er octobre 1788), plus communément connu sous le nom de Deacon Brodie, est un ébéniste écossais, président d'une guilde de marchands et conseiller municipal de la ville d'Édimbourg. Il est également voleur, autant par passion que pour payer ses dettes de jeux.