Middlemarch, livre 6, chapitre 62 ; livre 7, chapitres 63 à 65
Nous avons dépassé les deux tiers du roman, ce qui est plutôt encourageant. J'avoue que par moment certains chapitres me semblent bien longs, mais comme j'ai envie de connaître la suite de l'histoire je m'accroche !! La lecture n'est pas désagréable et certaines réflexions de l'auteur nous amènent à réfléchir sur les conditions sociales et morales de l'époque (1830).
Cette semaine les évênements ne s'arrangent pas vraiment pour les personnages : Will, qui, depuis ses adieux à Dorothea, a appris certaines choses (le codicille de Casaubon, le passé de sa famille maternelle et le rôle de Bullstrode) ne veut pas quitter Middlemarch sans revoir une dernière fois Dorothea et tenter de lui exprimer ses sentiments. Dorothea, à qui on a laissé entendre une rumeur sur les relations entre Will et Rosamond, ne veut pas y croire et le défend. Mais lorsqu'il lui parle d'une personne chère à son coeur, elle ne comprend pas immédiatement qu'il s'agit d'elle-même... Malgré leurs sentiments l'un pour l'autre, les deux respectent la bienséance et se quittent sans promesse ou aveu.
Le livre 7, Deux tentations, commence avec les ennuis financiers du Dr Lydgate, qui ne font que s'accentuer. En effet Rosamond, loin de soutenir son époux et de tenter de faire des économies, l'empêche de louer leur maison et demande de l'aide à l'oncle de Tertius, sans lui en parler. Lorsqu'il le découvre il est en colère contre elle et comprend qu'il ne peut pas lui faire confiance. De plus sa demande a totalement décrédibilisé Lydgate auprès de sa famille et il n'aura aucun soutien de sa part.
Farebrother, qui a senti que Lydgate a des soucis financiers lui propose son aide, mais ce dernier refuse, ne voulant pas être assisté...
Par ailleurs Fred ressent de plus en plus de jalousie envers Farebrother qu'il soupçonne de courtiser Mary Garth...
Je pense que Rosamond est victime de l'éducation qu'on donnait aux filles de l'époque dans certaines classes de la société (et peut-être encore maintenant dans une moindre mesure). On ne lui a pas appris la valeur des choses, elle était habituée à un certain train de vie et a voulu le continuer sans penser qu'il n'était pas compatible avec les revenus de son mari... C'est cependant son caprice qui a fait qu'elle s'est attachée à lui car aucun jeune homme n'était assez bien pour elle. Quant à ses tentatives de stopper les actions de Tertius, c'est surtout de la bêtise car elle n'en imagine pas les conséquences... Elle est quand même assez rouée pour amadouer son mari avec son "chagrin"...
Même si dans un premier temps il se laisse prendre, je ne suis pas certaine que ces deux là font finir leur vie ensemble... ou alors tristement....