La nuit qui ne finit pas (1967)
En novembre le thème du mois était "A story set after WWII" (une histoire qui se passe après la seconde Guerre Mondiale). Ce qui autorisait tous les romans d'Agatha Christie écrits pendant trente ans, puisqu'elle est décédée en 1976 !
Le titre sélectionné était La maison biscornue, mais sa lecture m'avait tellement marquée, que je me souvenais parfaitement de résolution de l'énigme. Commencer un Agatha Christie en sachant qui est l'assassin ne me tentait pas plus que cela. D'autant que j'en avais vu une adaptation il y a peu de temps. J'ai donc choisi tout autre chose.
Michael Rogers est un jeune anglais pauvre mais ambitieux. Il passe d'un métier à un autre et n'hésite pas en changer dès qu'il s'ennuie. Il se lie d'amitié avec un célèbre architecte Rudolf Santonix et rêve de posséder un jour une maison idéale qu'il lui aura bâtie. Il sait même très exactement à quel endroit, depuis qu'il a découvert une propriété délabrée, vendue aux enchères, "le champ du gitan". Celle-ci n'attire pas les acheteurs à cause de sa réputation. Des bohémiens, chassés des terres où ils campaient, auraient lancé une malédiction sur les futurs occupants du domaine.
Michael cependant n'y croit pas vraiment. Alors qu'il s'y promène, il fait la connaissance d'Ellie une jeune héritière américaine, elle aussi sous le charme du paysage. Ils se marient secrètement et la jeune femme achète la propriété où Santonix construit la maison de leurs rêves. A peine installé, le jeune couple reçoit des menaces et quelques semaines plus tard Ellie est retrouvée morte dans les bois où elle a l'habitude de se promener à cheval. Accident ? Malédiction ? Ou meurtre ? Les différents protagonistes ne vont pas tarder à montrer leur vrai visage. Mais qui aurait pu vouloir du mal à cette jeune femme que personne ne connaissait ?
Pas d'enquête liée à ce crime, la résolution de l'énigme est racontée dans les deux derniers chapitres. Agatha Christie trompe le lecteur avec une "ficelle", utilisée quarante ans plus tôt, dans un autre de ses romans. Ecrit en six semaines, au lieu des trois à quatre mois habituels, cela se ressent un peu à la lecture, surtout dans la dernière partie. De nombreuses questions restent en suspens : qui était la femme à la cape rouge ? pourquoi et comment les deux autres meurtres ont-ils été commis ? Et même si j'avais (presque) deviné la solution, j'ai apprécié cette lecture, un peu différente des autres romans policiers de l'auteure.
Autres choix possibles : Un meurtre sera commis le...,
les indiscrétions d'Hercule Poirot, Témoin indésirable.

